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Blog en cours de transformation, consacré au patrimoine industriel et aux explorations urbaines. (par G. KOZUBSKI)

Votre hôte

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...au départ d'une visite sur le site FCB à Lille-Fives.

dimanche 5 août 2007

Distillerie -4-






Distillerie - 3 -






Distillerie -2 Votre hôte-


Distillerie Photos -1-






vendredi 3 août 2007

Distillerie de Grugies. Introduction.

Contrairement aux précédents messages, je présente d'abord une série de photos sur cette distillerie bien mystérieuse: en effet, l'identification du bâtiment me pose de sérieux problèmes. La consultation d'une vieille carte IGN me permettra certainement de répondre à pas mal de questions et d'orienter mes recherches.

La village de Grugies est proche de Saint-Quentin, entre la voie ferrée ( vers Paris ) et la Somme. Village martyr durant la Grande Guerre, les archives de sa reconstruction intégrale signale le début de la remise en état de la "distillerie située Route de Chauny" en février 1930.

En effet, le site est à l'extérieur du village, à l'extrémité d'un chemin vicinal qui croise la Route de Chauny, actuellement à proximité de l'échangeur autoroutier de l'A26.
Comme vous pouvez le constater, le site est en très mauvais état: nombreuses parties effondrées, vitres brisées, toiture lacunaire, et seulement les restes de conduits métalliques de la marque Delta Neu.

A ce niveau, deux éléments permettent de dater la date des bâtiments et la fin de l'activité:
1. Une architecture qui rappelle les années 30, confirmée par les archives.
2. La marque Delta Neu est créée dans les années 60 à partir du groupe Neu: c'est le témoin le plus récent observé et un entretien m'a appris que la "distillerie" était à l'abandon depuis plus de 30 ans.
Un détail surprenant: la partie la plus récente est encore utilisée pour l'entrêpôt de grains de blé et est aérée par un système alimenté par un générateur électrique.

Dans la composition, on peut bien sûr distinguer la cheminée, ce qui semble être un silo enterré à l'intérieur de la grande salle et un étang artificiel recouvert aujourd'hui par la végétation. Une grande partie du site a été démolie et pour l'instant je ne suis qu'au stade des hypothèses quant à la fonctionnalité du site, et a fortiori sur sa nature.

Une sucrerie, la "Fabrique", associée à un château, comme cela semblait être le cas durant les débuts de cette industrie en Picardie, était autrefois située dans le village même. Terre de betteraves, il est possible de voir dans le site exploré une "dépendance" de cette sucrerie. Par ailleurs, la région est parsemée de bâtiments de l'industrie agro-alimentaire des XIXe et XXe siècles. A proximité d'une ville importante comme Saint-Quentin et sur une route stratégique, le site avait peut-être une vocation plus " départementale", dans le sens d'une concentration de la production d'une vaste superficie pour un marché plus "urbain" mais local, ce qui confirmerait son absence de jonction avec la voie ferrée proche, plutôt utile pour de exportations à grande échelle. La taille relativement faible du site va dans ce sens.

Je suis à l'heure actuelle perdue dans de nombreuses conjonctures. C'est néanmoins une occasion pour moi de découvrir une nouvelle branche industrielle et technique, la richesse d'une région en terme de patrimoine industriel rural et les associations qui le défendent, comme l'Association pour la sauvegarde de la sucrerie de Francières dans l'Oise et son travail d'inventaire ( http://perso.orange.fr/sucrerie-francieres/index.htm ). Cette exploration me confronte également au travil d'identification et d'historique d'un site délaissé et inconnu, ravagé par le temps, et des méthodes de recherches adéquates. Du boulot en perspective dont j'espère bientôt vous livrer les conclusions. En attendant, régalez- vous avec ces photos d'une belle fin d'aprem d'été!

vendredi 27 juillet 2007

Graff et friches industrielles.





L'exploration urbaine est pour moi un moyen de réfléchir à la notion de patrimoine. C'est dans cette optique que je me situe avant tout, d'abord parce qu'il s'agit de l'objet de mes études et de mon projet professionnel, et puis parce que l'exploration uniquement pour l'adrénaline ne me suffit plus même si cela reste fondamental. C'est peut-être le fait de vivre actuellement dans ce que certain appelle la " capitale mondiale" de l'urbex qui m'a poussé à modifier mes opinions et à rechercher autre chose. C'est peut-être simplement l'âge et le besoin de trouver une finalité concrète à une pratique que j'ai souvent envisagée comme une "défonce" dans le passé.


Tout le monde visite ces lieux: toxicos, rêveurs, marginaux, photographes, graffeurs, des profs parfois, des passionnés souvent, et des casseurs malheureusement. En soi ils n'appartiennent à personne dans le sens où personne ne décide quel public va fréquenter ces endroits. Tout est soumis à des causes extérieures que les explorateurs s'emploient jutement à reconnaître: tel site fait l'objet d'une reconversion, donc chantier et difficultés d'infiltration particulières, tel autre par son isolement et ses facilités d'accès devient un squatt d'artistes, de fêtards, ou de gens du voyage ( comme dans le cas des grands moulins de Marquette-lez-Lille après avoir été un gros squattde tox avec plusieurs cadavres retrouvés à l'intérieur) etc etc...


Le cas des graffeurs est plus complexe: on retrouve les traces de leur passage dans la plupart des lieux, à tel point qu'un site vide de tout tag promet d'être particulièrement riche et préservé. Dans des fanzines comme Graffit, la friche industrielle apparaît comme le lieu d'expérimentations par excellence et souvent l'endroit où l'on retrouve les plus belles fresques, à la différence des défonces de train oudes taggeurs aériens parsiens comme 1UP où le TPK ( TRANE, UV...) qui s'inscrivent dans une thématique complétement différente.


L'exploration urbaine ne laisse pas insensible face à ces pratiques. Au contraire, elles réserventparfois de belles surprises, comme dans les carrières, notamment des salles comme la Plage dans le GRS sud. Il s'agit en cela d'une manière de s'approprier l'espace urbain et cela constitue une composante inévitable de l'urbex. Cependant, la surenchère est parfois dommageable et s'accompagne d'un phénomène de destruction.


Il s'agit d'un sujet hétérogène où l'on doit se garder de toute conclusions tranchées. Pour ma part, je réfléchis à des possibiltés de conjuguer graffs et patrimoine industriel et urbain, par exemple dans des cas de reconversion. Qu'est ce qu'il manque le plus à Paris qu'un Centre des Arts Graffiques, d'une culture qui n'est pas exclusivement lié au hip-hop mais qui reflète un lien particulier avec notre patrimoine? Pourquoi cantonner ce phénomène à une pratique de vandalisme, surtout quand le cadre est celui de friches industrielles? Pourquoi placer les Arts premiers, véritable objet de spéculation comme l'est l'art contemporain, à la tête de la culture parisienne et à la gloire d'un politique, alors que 1)son sens et ses interprétations échappent à la plupart des gens et surtout aux élèves d'histoire de l'art en France 2) seule une minorité peut y accéder, et le prix du Musée du Quai Branly ( à défaut d'avoir trouvé un nom plus explicite, preuve de l'abscence réelle de contenu- et Chirac n'est pas assez irréprochable pour pouvoir faire comme avec Pompidou) reste un gros frein 3) A défaut d'un cadre comme cela se fait en Suisse ou en Allemagne, la pratique du graff artistique est encore assimilée en France à du vandalisme surtout à Paris hormis qq cas bien particulier qui se retrouve dans les galeries ou dans certaines productions ( Les Lascards est une série animée par d'anciens graffeurs parisiens).


Bon, pour colorer ce long post, qq photos des Grands Moulins de Marquette dans la périphérie de Lille, un bel exemple de site dévasté. Actuellement un groupe de gens du voyage y a établit son campement. Pas de problème mais je n'ai pas pu tout photographier, par respect pour eux ( et aussi parce que j'avais un peu peur qu'ils le prennent mal).

jeudi 26 juillet 2007

Bercy, photos.

Au premier plan, les toits des entrepôts Gare le Lyon. J'ai trouvé sur un vieux plan de Paris la mention d'une gare Saint Nicolas - ajourd'hui remplacé par les bâtiments plus modernes- juste à côté des entrepôts de Bercy dont elle assurait la desserte. A vérifier, mais il est possible qu'il y ait un lien avec la chaîne bien connue de tous les amateurs de bon vin...

Un poste d'aiguillage à peu près à mi-distance de la Porte de Bercy et de Charenton. A l'image de tous les vestiges de la PC malheureusement...il y avait il y a encore qq mois des commandes d'époque ( déteriorées) à l'intérieur.

Le SUDAC en bord de Seine. Les entrepôts Lheureux. Enfin la Petite Ceinture, souvenir de mes premières explos sur Paris.